Les bénévoles au service de la science

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Qu’il s’agisse de soutien logistique, de collecte de données, d’observation ou de manipulation visant la résolution d’un problème de santé publique, une meilleure connaissance du monde ou la mise en œuvre de diverses innovations technologiques, les bénévoles de la science répondent toujours présents, parfois au péril de leur vie. Les plus médiatisés sont, sans conteste, les secouristes volontaires qui interviennent lors des catastrophes naturelles, des sinistres ou en zones de guerre sous la houlette d’organisations internationales comme La Croix Rouge, Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde. Ils sont plutôt légion, hommes et femmes, adultes et jeunes, amateurs et professionnels qui contribuent largement au progrès scientifique en aidant délibérément les chercheurs dans leurs différentes missions.

 

Des cœurs en or utiles à la science

En général, on parle d’eux rarement car on ne les voit quasiment pas, tous ces braves gens qui se mettent à la disposition des chercheurs pour qu’un nouveau procédé thérapeutique soit validé ou pour qu’un nouveau médicament obtiennent le précieux sésame qu’est l’autorisation de mise sur le marché. Au cours des recherches biotechnologiques et biomédicales pratiquées sur l’Homme, ils sont nombreux, des parfaits anonymes aux éminents scientifiques, en bonne santé ou malades, à aider bénévolement chercheurs, laboratoires et entreprises biotec, entre autres. Hormis la sphère médicale et paramédicale, les passionnés de la matière scientifique se rendent utiles dans bien d’autres domaines tels que l’agriculture, la botanique, l’environnement, l’astronomie, la physique et la chimie. Jadis sceptiques quant à l’intérêt de la participation aux recherches des groupes et des individus non scientifiques professionnels, plusieurs chercheurs font de plus en plus appel aux bénévoles de la science dont le nombre explose. Si en 2011, l’Observatoire de la biodiversité a dénombré 23873 volontaires participant aux programmes portant sur la nature, ce nombre a plus que doublé en l’espace de 4 années, passant à 49887 en 2015, rien qu’en France.

 

Un soutien largement favorisé par les innovations technologiques

L’avancée de la technologie et Internet ont nettement boosté la participation des bénévoles aux progrès scientifiques. Moult programmes de recherche n’exigent pas le déplacement des volontaires. Il leur suffit de posséder un ordinateur et de disposer d’une bonne connexion Internet pour se rendre utiles. Dans cette dynamique, environ 15 000 personnes collectent près de chez eux des données sur les escargots, les papillons et les libellules pour le compte du Museum national d’Histoire naturelle sis à Paris. D’autres pans de la recherche scientifique mobilisent autant, voir plus. Pour faciliter les recherches botaniques, le réseau collaboratif Tela Botanica compte plus de 10 000 volontaires répartis dans 85 pays. On dénombre environ 700 clubs d’amateurs qui appartiennent tous à l’Association française d’astronomie, un vivier de bénévoles ! Sur l’échiquier international, l’envolée des sciences participatives due aux innovations technologiques s’avère encore plus remarquable. Par exemple, le jeu en ligne « Foldit » (Pliez-la), lancé avec l’appui des départements d’informatique et de biochimie de l’université de Washington  a permis d’obtenir en l’espace de 3 semaines un judicieux pliement en 3D d’une protéine utile à l’obtention d’une enzyme nécessaire à l’inhibition de la reproduction du VIH. Pour en arriver à un tel exploit, il a fallu mettre à contribution des millions de joueurs résidant dans plusieurs pays dont les États-Unis, la Russie et la Chine.

 

Bénévolat scientifique : la marque d’un professionnel averti comme Philippe Pouletty

Au nombre des bénévoles au service de la science, figurent aussi d’éminents scientifiques professionnels qui emploient leurs temps libres dans plusieurs organisations à but non lucratif. L’un d’eux s’avère Philippe Pouletty, docteur spécialiste de virologie et d’immunologie. Dans le bénévolat scientifique, il fait ses armes en 1982 au cours d’une mission humanitaire au Tchad pour le compte de Médecins du Monde. Au sein de l’Association française des entrepreneurs en biotechnologie dénommée France Biotech, il occupe le poste de Président pendant 4 mandats successifs de 2001 à 2009, au cours desquels il œuvre, entre autres, à la mise en vigueur de dispositions juridiques en faveur du venture capital, des innovations scientifiques et des startups porteurs de projets innovants. Son engagement pour le bénévolat scientifique au sein du Science Business Innovation Board l’amènera à côtoyer Pat Cox, ex-président du parlement européen et Jean-Philippe Courtois, président de Microsoft International. Et, depuis l’année 2005, ce spécialiste de l’immunologie fait partie de la Société Française d’Immunologie.

 

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